Je n'ai rien posté du week-end. Pas fait signe de vie depuis jeudi ou presque. Le boulot a repris, et je le sens passer. Il est 16 h 45, et j'ai déjà les yeux qui se croisent. J'ai passé le week-end en mode veille. Tout ce que j'ai fait, c'est bouquiner un peu. Terminer ce bouquin sur lequel je m'échine depuis trois mois.
Parce que oui, mesdames et messieurs, dans mon état second de demi-léthargie récupératrice, j'ai réussi un exploit : j'ai lu d'une traite l'Ancien Testament. De la Genèse à Malachie, dans l'ordre. Ca m'a pris trois mois, et j'ai fini hier. Je suis fière de moi.
Je suis fière de moi, parce que je viens de me farcir 950 pages parfaitement imbitables. Parce que la Bible, ce n'est pas seulement d'une violence et d'un racisme sans nom, mais c'est avant tout chiant à mourir (je sens que vous motive pas pour lire la suite, là...).
J'ai eu une éducation catholique assez gratinée. La Bible, pensé-je, je sais ce que c'est.
...Eh ben non. Moi je croyais que là-dedans, tout le monde il était beau, tout le monde il était gentil et que Dieu les protégeait des méchants. Que dalle. Il y a des scènes, même le pire pervers n'aurait pas pu les penser. Et aujourd'hui, on en connait un rayon en pervers. C'est pas moi qui le dit, c'est Claire Chazal. Qu'est-ce que c'est que cette manie de vouloir absolument ouvrir le ventre des femmes enceintes ? Vous saviez que Saül, pour donner sa fille à David (je n'ai pas écrit "accorder la main de sa fille"), il exige qu'il lui rapporte cent prépuces de Philistins pour le lendemain ? Et comme David, c'est un mec, un vrai, et que la donzelle, elle lui plaît quand même vachement, il arrive au matin fier comme un paon, ses cent prépuces en main. De la réaction de la demoiselle, on ne saura pas un mot, mais je l'imagine bien le regarder de ses grands yeux en lui susurrant "Oh, David, mon héros..."
Bref. Je sais que je n'ai pas un point de vue objectif, loin s'en faut. Rien que le fait que je sois une fille, et surtout une fille qui sait lire, ça montre bien que je ne suis pas le public visé. Je sais bien que je vis en 2005. Je sais bien que je n'ai sans doute pas toute la culture requise pour apprécier l'exacte valeur de ce document et remettre chaque chose dans son contexte. Mais quand même.
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