Le Bel Avenir

lundi 24 novembre 2008

Foire d'empoigne

Ca fait longtemps que je n'ai pas posté. Une vraie note, je veux dire.
C'est pas qu'il se passe rien, c'est que je n'ai pas une seconde à moi. J'ai l'impression permanente d'avoir le cerveau moulé dans une machine à gaufres. J'en suis au stade où je maîtrise mieux ce qui m'arrive la nuit que ce qui m'arrive le jour (ne dites rien, ne dites rien).

J'ai repris mes études à la fin du mois de septembre.
Je ne vous donnerai pas l'intitulé du master parce que Google existe, mais retenez que c'est un truc d'informatique, secteur dans lequel aux dernières nouvelles, il y a moyen de trouver un emploi même pour la pro du CV que je suis. Un master de sécurité informatique, même. De modélisation et sécurisation des systèmes d'information. Ouais.
Je sais : où sont passés nos rêves d'enfants et notre amour des Lettres ? Je vous conseille de demander à Bob Morane, et d'interroger le propriétaire de mon appartement que j'engraisse tous les mois.
Je ne me plains pas. Pour la maniaque compulsive que je suis, la gestion des risques, c'est rigolo. C'est comme un jeu de société géant : si Godzilla mange votre entreprise, comment vous y prendre pour perdre le moins de fric possible, en sachant que la Direction tire au flanc pour vous laisser bosser correctement et que l'ensemble des employés sont des incompétents ? Je sais, je suis bizarre, mais je me marre.

Lire la suite

9 - 24 novembre 2008

Cette nuit, j'ai rêvé que mon chat avait un goût de poulet.

dimanche 23 novembre 2008

8 - 23 novembre 2008

Putain, cette nuit, j'ai bien dormi.
J'en reviens pas.

samedi 22 novembre 2008

7 - 22 novembre 2008

Cette nuit, j'ai pas dormi suffisamment longtemps pour rêver de quoi que ce soit. En revanche, je me souviens parfaitement bien de ce que j'ai fait ce matin.
À 6 h 30, au terme de trois heures de sommeil délicieusement muettes et d'une semaine épique, je me suis levée hagarde mais pleine de courage et me suis traînée vers le métro. Je me plaignais quand j'étais au chômage, mais maintenant que je suis étudiante, nouba ou pas nouba la veille, le samedi matin, j'ai cours.
Parce que j'ai des responsabilités, moi, maintenant : cette année, le maître du video-proj, c'est moi. Sans ma présence, pas de cours possible : je fais une croix sur les grasses matinées dont je me targuais de faire ma spécialité quand j'étais au chômage.

Je fais de mon mieux.
Ce matin, j'avais même une grosse demie-heure d'avance. Une demie-heure d'avance si tôt un samedi : quelle merveilleuse garantie de ne croiser aucune tête connue dans les TCL !
Pas vu, pas pris hein ? Je ne fais ni une, ni deux, et je sors de mon sac mon péché mignon spécial panne de cerveau avancée : un magazine people, genre littéraire assez éloigné du gros bouquin russe en trois volumes avec lequel je me promène ostensiblement ces dernières semaines (dans mon sac, j'avais aussi le Courrier International et le Monde des Religions, mais là, vraiment, ça passait pas).
Entre le premier et le second changement, l'idée m'a traversé l'esprit un instant : une demie-heure d'avance un samedi matin alors que j'ai la tête explosée, je ne sais pas comment j'ai fait, mais c'est vraiment la classe. Nooon Reese Whitherspoon est enceiiinte ?? C'est bizarre, j'avais pas eu l'impression de prendre ma douche si vite que ça. Oh, la tronche d'Amy Winehouse, hé. J'aurais le temps de prendre un café.
Et là, à Grange Blanche, là où convergent tous les moyens de transports possibles que peuvent emprunter les étudiants pour se rendre sur le campus, là où tous se partagent un ou deux mètres carrés de tram, la révélation : le cours n'a jamais été à 9 h 30, LBA. Il commence à 9 heures et je suis grave à la bourre.
Il commence à 9 heures et, horreur, je ne suis manifestement pas la seule à être en retard.
- Salut LBA, me dit une fille de la promo qui me regarde approcher depuis de trop longues secondes, tu lis quoi ?
- Ben ouais, ajoute son voisin, c'est quoi que tu lis ?
- Oh, putain, conclut sobrement le troisième.
Ma réputation d'intellectuelle raffinée, de bac +5 Lettres qui ne supporte pas que l'on écorche la langue française vient d'en prendre un coup. Je regarde mes pieds. Je voudrais bien me justifier mais pour ce faire, il faudrait d'abord que je trouve une idée, et toutes mes idées m'attendent à deux changements de métro de là, dans mon lit tout chaud.

Petit blanc.
À je-ne-sais-plus-quoi malheur est bon. J'ai tendu à la fille la clef magique, celle qui donne accès au video-proj, et j'ai tourné les talons, direction maison.
Il fait froid, j'ai sommeil, j'ai même plus envie de feuilleter mon magazine et je me plante de direction dans le métro. Je crois que finalement, je préfère quand je rêve.

vendredi 21 novembre 2008

6 - 21 novembre 2008

Vous êtes déjà mort sauvagement assassiné ?
Moi oui : cette nuit dans mon sommeil, trois fois.

jeudi 20 novembre 2008

5 - 20 novembre 2008

Cette nuit, j'ai rêvé que je trouvais un job absolument génial, avec un salaire extraordinaire, des collègues gentils, intelligents et efficaces et des perspectives de carrière uniques.
Oui, je sais, ce n'est plus seulement prématuré, c'est débile. Réveil douloureux.

mercredi 19 novembre 2008

4 - 19 novembre 2008

Cette nuit, j'ai rêvé que je me faisais licencier.
Oui, c'est un peu prématuré : je viens de reprendre mes études et je suis censée trouver un stage pour le mois de mars.

mardi 18 novembre 2008

3 - 18 novembre 2008

Cette nuit, j'ai rêvé que je me prenais encore une énorme cuîte.
Ah, non, c'était pas un rêve.

lundi 17 novembre 2008

2 - 17 novembre 2008

Cette nuit, j'ai rêvé que je tuais deux personnes au fusil de chasse, dont une que j'aime beaucoup.
C'est la dernière fois que je regarde Match Point.

dimanche 16 novembre 2008

1 - 16 novembre 2008

Cette nuit, j'ai rêvé que je mangeais une limace rouge et noire.
C'était seulement pour faire plaisir à quelqu'un.